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Vangart : quand les vêtements deviennent des oeuvres d’art

Vangart : quand les vêtements deviennent des oeuvres d’art

pull à manche longue porté par un jeune homme, avec un dessin

Depuis 2019, Benjamin Beau est co-fondateur de Vangart, un site de prêt-à-porter un peu particulier. De collaborations avec des artistes français et internationaux naissent des vêtements uniques brodés d’œuvres d’art, grâce aux machines d’un atelier de Caluire-et-Cuire, près de Lyon. À 24 ans, le jeune homme vit aujourd’hui de son projet, qu’il cherche encore à développer.

Compte Instagram de Vangart.
Sur son compte Instagram, Vangart partage ses dernières sorties.

De véritables œuvres d’art. C’est comme ça que Benjamin Beau perçoit les vêtements vendus sur le site Vangart, dont il est le co-fondateur. À 24 ans, il a créé sa propre société. Deux amis, rencontrés lors de son master à L’IAE (Institut des administrations des entreprises) de Lyon l’ont aidé. Benjamin, Florian Fernandez et Clément Ajacques se définissent comme « des brodeurs d’art ». Le concept de leur marque étant très simple. Vendre du prêt-à-porter comme support à des œuvres brodées, réalisées par des artistes avec qui elle travaille en collaboration. « Au début, c’était un projet que j’ai créé pendant mes études, qui était valorisant pour ma formation », explique Benjamin. « L’idée de départ était de créer une marque de vêtements classiques ». Mais passionnés d’art, les trois garçons ont finalement décidé de mettre en valeur le travail d’artistes.

Benjamin Beau, le créateur du site, se tient debout.
Benjamin Beau est le co-fondateur du site. @Benjamin Beau

« Partager une sensibilité artistique »

Après trois mois de travail et de nombreux changements de noms, Vangart voit finalement le jour en octobre 2019. Et en un an, la marque rencontre un succès inattendu. « Au début, c’était nous qui devions aller chercher les artistes pour des collaborations », raconte Benjamin. Aujourd’hui, la société est davantage connue. Ce sont donc les artistes qui les contactent directement : « Il s’agit même de faire une sélection assez drastique des artistes qui seront choisis face au nombre important de demandes ». Vangart collabore avec des artistes du monde entier : « Des Brésiliens, des Américains, des Canadiens…, qui partagent ensuite ces réalisations avec leur communauté ». Environ 20 % des ventes du site se fait aujourd’hui à l’étranger.

Le site vend actuellement une dizaine de modèles. Mais Vangart a déjà collaboré avec plus de 80 artistes depuis sa création : « Chacun des lancements est un évènement que l’on communique sur nos réseaux sociaux. D’ailleurs, ce projet a été un défi en marketing et en communication, car pour la plupart des gens, nos produits restent de simples vêtements. Ils n’ont pas toujours cette sensibilité artistique que nous cherchons à partager ». Car pour Benjamin, c’est aussi le fait que les vêtements soient perçue comme des œuvres d’art qui fait l’âme de ce projet : « Chaque sweat est numéroté, certifié, signé par l’artiste et vendu comme une pièce de collection ! », assure-t-il.

Une broderie locale pour un projet (presque) 100% lyonnais

« Aujourd’hui, notre force, c’est notre association avec un atelier de borderie à Caluire, nommé Crafters, qui a pris des parts dans la société pour que Vangart puisse utiliser ses machines ». Cela a aussi permis aux créateurs d’apprendre la broderie, et de se perfectionner sur le plan technique. « On a le nez dedans depuis un an et demi. Donc on acquiert un véritable savoir-faire dans cet atelier », confirme Benjamin Beau. Un projet qui serait donc 100% lyonnais si les fournisseurs de vêtements n’étaient pas étrangers :  « Produire la base des vêtements en France serait compliqué », regrette le co-fondateur. Et cela rajouterai sûrement aux coûts de productions, qui restent assez élevés, d’autant plus que « bien sûr, chaque artiste est rémunéré pour son travail ». De plus, « la broderie reste le marquage technique le plus cher car le processus de création est très long », détaille Benjamin. Mais malgré ces coûts élevés, les trois garçons arrivent aujourd’hui à vivre de leur projet.

Un nouveau projet à venir

Les vêtements ont permis à la jeune entreprise d’établir un constat très positif pour 2020. Encouragés par ce succès, les trois fondateurs ne comptent pas s’arrêter là. « Le prêt-à-porter nous pousse à avoir une stratégie de volume et du stock vu le succès, et nous on souhaite rester dans l’édition limitée. Tout est créé à la précommande. », explique Benjamin, qui affirme ne pas vouloir de « gaspillage, dans un souci écologique ». Il assure en effet que sa société « n’a pas d’impact sur l’environnement, puisqu’elle produit en très petite quantité ». Les vêtements éco-responsables deviennent de plus en plus nombreux.

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Image d'une des œuvres imprimée sur un vêtement.
La marque se concentrera, à partir de février, sur les « toiles brodées ». @Vangart

Pour un nouveau projet, qui sera lancé en février, Vangart qui jusque-là se tenait sur la frontière entre art et textile, basculera définitivement. « Notre projet serait de mettre de côté les vêtements, et de vendre, toujours en édition limitée, des toiles brodées ». Un concept « jamais vu auparavant », selon Benjamin.

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